Une université du N.-B. est retirée d'un procès intenté par un sénateur américain
FREDERICTON — Un juge de l’Oklahoma a retiré l’Université du Nouveau-Brunswick de la liste des défendeurs dans un procès en diffamation intenté par un sénateur de l’État de Pennsylvanie proche du président américain Donald Trump.
En 2024, le sénateur Doug Mastriano avait porté plainte pour diffamation, racket, violation des lois antitrust et autres chefs d’accusation contre l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB) et près d’une vingtaine d’universitaires, en réaction à des critiques formulées à l’encontre de ses travaux de recherche sur le sergent Alvin York, héros de la Première Guerre mondiale.
L’université avait décerné à M. Mastriano un doctorat pour ses travaux de recherche en 2013.
M. Mastriano avait fait la une des journaux en 2022 lorsque M. Trump l’avait soutenu dans sa course au poste de gouverneur de Pennsylvanie, lors de la campagne infructueuse du sénateur la même année.
Dans le cadre du procès de 2024, M. Mastriano réclamait plusieurs millions de dollars de dommages-intérêts, affirmant que les critiques formulées à l’encontre de ses recherches à l’université lui avaient fait perdre des revenus provenant d’événements liés au tourisme, ainsi que des contrats dans le domaine de l’édition, des médias, de la télévision et du cinéma.
L'université a fait valoir avec succès qu'elle était à l'abri de la compétence du tribunal états-unien de première instance du district ouest de l'Oklahoma, au motif qu'elle est un «organe d'un État étranger».
M. Mastriano a fait valoir qu’il existait de nombreuses exceptions à l’immunité de l’UNB, mais le juge n’a pas suivi cet argument et a rejeté l’action intentée contre l’établissement.
M. Mastriano et l’UNB n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.
— Avec des informations de l’Associated Press
La Presse Canadienne

